15 ans de mariage, 15 ans de violences du mari

Elle était très jeune, son cousin qui vit en Europe la demande en mariage, la famille accepte et célèbre l’union des deux cousins. Madame Bah va si tôt rejoindre son mari en occident. Elle vecu chez son cousin de mari pendant 15 longues années, avec quatre enfants et le traumatisme.

Epouse malheurese

Epouse malheurese

Madame Bah, vécu sous le choc dès son arrivée jusqu’au jour où son mari appel sa sœur pour annoncer son divorce. Elle vécu sous les coups et blessures, sous les injures et punitions. C’est une parente de Mme Bah qui s’est confiée à act-elles.info :

« Il n’a jamais accepté qu’elle fasse des études quelconques, il ne la laissait même pas sortir de la maison ce ne reste pour aller au marché ou au parc avec ses enfants, sauf si c’est avec lui et c’était très rare. Elle n’a jamais pu travailler pour aider sa famille en Guinée. Il la contrôlait et ne lui donnait rien, il ne l’a jamais fait plaisir, tout ce qu’il voulait entre eux ce sont les enfants. »

Un jour, Mr Bah a failli tomber dans les filets de la police, mais la culture du « c’est le fils de ma tante » a retenue son épouse. « Il l’a giflé devant la porte et d’un seul coup elle est tombée. Elle a suivi les escaliers avec des cris, tous les voisins sont sortis. Son mari était entre la vie et la mort, elle ne voulait pas que ça arrive. Une de ses voisine a demandé qu’on appel la police, elle était sur le sol entrain de saigner, elle ne pouvait pas dire quelque chose, mais a fait un geste pour leur dire de ne pas appeler la police. En fait elle dit que si elle le faisait ça serait un problème sans fin entre ses deux familles qui sont si proche. »

Un beau matin, Mr Bah prend son téléphone et appel la grande sœur de sa femme, en lui disant d’annoncer aux parents qu’il le rend leur fille, puis soudainement il raccroche, sans aucune explication. Le lendemain sa belle sœur passe le message et toute la famille se réunit pour chercher la cause. Ils appellent Mr Bah mais il ne répond pas, ils appellent Mme Bah elle répond mais ne sait pas ce qui se passe, car « elle dit qu’elle n’avait rien fait de mal et qu’il ne l’a rien dit concernant ce problème ».

Des jours passent, des mois aussi, madame Bah vivait désormais chez sa grande sœur, son mari vivait avec une magrébine. Mr Bah demande la garde des enfants et soumet des dossiers dans les quels il signe que c’est sa nouvelle compagne qui est la maman de ses quatre enfants, venant de celle qu’il a tant violenté. C’est ce jour « qu’il a vu une autre face de son ex. C’est ce jour qu’elle a eu une bouche pour parler, c’est ce jour qu’elle a eu une force pour se battre. C’était la foutaise totale. »

D’après notre confidente, c’est ce jour que Mme Bah a dit ceci, « Je donne naissance à quatre enfants une année après une autre et on me dit que c’est une autre femme qui sera désormais leur mère, que je n’aurai jamais le droit de les voir ? Oh non ! Aujourd’hui, je  me rends compte que cet homme s’est foutu de moi, qu’il me prend comme une bonne à rien. »

Cependant, avec toutes les preuves et l’aide de son entourage, Mme Bah a fini par avoir la garde de ses enfants. Elle eu quelque mois après, un homme qui demande sa main à sa sœur et « son ex mari est parti le voir pour lui dire, c’est cette vieille fille que tu veux épouser ? Celle avec la quelle j’ai tout fait ? Celle que j’ai utilisée pendant quinze ans dans mon lit ? Celle où quatre enfants sont sortis ? Elle ne vaut rien, cherche toi une jeune fille. Son fiancé lui a juste répondue, c’est celle que tu as fait ce que tu veux dans ton lit c’est celle-ci qui me rendra heureux.»

Avec son nouveau mari, Mme Bah connait enfin c’est quoi le mariage, c’est quoi vivre en couple. Elle vit la joie avec ses quatre enfants et le nouveau bébé qu’elle a eu pour l’homme qui l’a délivré.

APD