20 militantes pour les droits des femmes actuellement prisonnières politiques

Le 27 septembre prochain, les pays membres des Nations unies se retrouveront à New York pour faire le point sur la Déclaration et le Programme d’action de Beijing et promouvoir l’égalité des genres et les droits des femmes.

militantes prisonnieresMais certains des acteurs clés seront absents du débat. Au lieu de s’employer à donner des moyens d’action aux femmes et de partager leur expérience de défenseurs des personnes vulnérables, ces personnes emprisonnées par certains des gouvernements qui vont pourtant envoyer des délégations à la conférence.

Le 1er septembre, Samantha Power, représentante permanente des États-Unis à l’ONU, a lancé la campagne #FreeThe20. Une initiative qui présente 20 cas de femmes privées de leur liberté en raison de leur militantisme, a-t-elle expliqué.

« En citant le cas de ces femmes, nous envoyons un message à leurs gouvernements ainsi qu’à ceux qui se comportent comme eux : si vous voulez donner aux femmes des moyens d’action, ne les mettez pas en prison à cause de leurs positions ou des droits qu’elles défendent », a-t-elle fait observer.

« Libérez ces 20 femmes et toutes celles qui, comme elles, sont derrière les barreaux, car ces vingt-là ne représentent qu’une infime partie de toutes les femmes actuellement emprisonnées injustement. Et les gouvernements qui les détiennent ne représentent qu’une poignée parmi tous ceux qui emprisonnent des femmes parce qu’elles exercent leurs libertés fondamentales », a ajouté Samantha Power.

Chaque jour ouvrable, un nouveau cas sera présenté, jusqu’à la conférence Beijing+20. Certaines de ces femmes ont déjà fait la une des médias. C’est le cas de la Chinoise Wang Yu, de la journaliste d’Azerbaïdjan Khadija Ismayilova, et de la pilote ukrainienne, Nadiya Savchenko, emprisonnée en Russie. D’autres sont moins connues.

« Nous exhortons les médias à parler de ces femmes. Nous exhortons les personnes qui vivent dans leurs pays et celles qui vivent dans le nôtre à prendre leur cause à cœur et à réclamer leur libération. Et nous exhortons les gouvernements qui ont emprisonné ces 20 personnes, s’ils souhaitent donner à ces femmes des moyens d’agir, à commencer par les relâcher, a déclaré Samantha Power. « Ne privez pas vos sociétés ni le monde de la voix de ces femmes. »

Source (share.america.gov/fr)