À l’issu d’une enquête de la DCPJ, elle retrouve son téléphone volé il y a un mois

C’est ce mercredi  14 juin, que mademoiselle Aminata reçoit un appel l’annonçant la nouvelle sur la localisation d’un des objets qui lui a été pris, le 13 mai en provenance d’un évènement. Elle est en possession de son téléphone qui a été retrouvé grâce aux investigations de la Direction Centrale de la Police Judicaire DCPJ, en collaboration avec l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications ARPT et une société de téléphonie basée en Guinée.

Après un mois d’attente d’une nouvelle sur son sac qui a été pris dans un taxi lorsqu’elle revenait d’un festival, aux environs de deux heures du matin, à Kakimbo, dans Conakry, la directrice de publication, a reçu son téléphone qui était parti avec son ordinateur, son dictaphone, sa clé USB, son argent, ses cartes de presses et d’identité, ainsi que beaucoup d’autres objets.

Elle avait porté une plainte sur recommandation du Commissaire Boubacar Kassé depuis le 16 mai 2017. Le Directeur Adjoint M. Mamady Kourouma, qui était en remplacement du Directeur General M. Abdoul Gadiry Condé qui lui était en mission, met en contact Mlle Aminata et l’inspecteur Kabassan Konaté qui a fait son travail avec la complicité de l’inspecteur Bachir Diallo du même département.

Il a suffi à Aminata d’amener l’emballage de son téléphone où la police a pu récupérer le numéro IMEI qui contient plusieurs chiffres et qui permet, d’après la police, de localiser le téléphone dès qu’il est en marche. Alors, l’inspecteur Kabassan par mail, a envoyé ce numéro à l’ARPT, qui à son tour envoie le même numéro à la société de téléphonie de la puce qui a été mise dans le téléphone, depuis le 19 mai, selon inspecteur Kabassan.

C’est de là qu’est partie la localisation jusqu’à la saisie du téléphone dans les mains d’un vendeur d’habits qui a racheté le téléphone à 900.000 fg, un téléphone acheté auparavant à l’équivalent de 2.800.000 fg à Paris.

Comment le détenteur a été appréhendé ?

D’enquête en enquête, le numéro de la copine de celui qui dit avoir acheté le téléphone est tombé dans les mains de la DCPJ. Donc, inspecteur Kabassan appelle la dame qu’il a rencontré à l’aéroport car la localisation avait montré le quartier du monsieur qui habite à Gbessia, un quartier dans lequel se trouve l’aéroport international. D’après l’inspecteur, la dame a voulu nier mais il savait déjà que cette dernière est mariée et est une fille d’un certain commissaire. Alors, M. Kabassan la menace de dévoiler le secret à son mari et à son père. Il part jusqu’à appeler le père de la dame qui a demandé à sa fille de coopérer. Elle finit par céder et aller leur montrer le domicile de son amant.

Comme on le dit souvent, un malheur ne vient jamais seul, l’acheteur était en deuil. Il y avait du monde chez eux pour les salutations du décès de son père. Mais la police n’a pas lâché l’affaire, ils ont auditionné le couple tuteur du monsieur qui est un vendeur à Madina, le plus grand marché de Conakry. Le marché où il a d’ailleurs acheté le téléphone dans un coin appelé Bordeaux.

Après des rencontres, des appels, des témoignages et auditions, l’acheteur amène la police jusqu’au lieu où il a acheté le téléphone de Mlle Aminata, pour leur montrer un monsieur qui connait le « garçon » qui lui a vendu l’objet. L’acheteur et la police se sont entendu sur la recherche du vendeur pour déboucher au voleur qui avait retiré par force, le sac de la directrice de publication du site actu-elles.info, dans un taxi qui était stationné afin que le voleur descende. L’acheteur est en liberté sous surveillance.

Affaire à suivre