Affaire Sextape de Fanta, Makhou et Nouha: deux filles ont été auditionnées à Conakry

Le procès sur la Sextape de Fanta, Nouha Conté et Moktar  »Makhou » Kéïta, s’est ouvert ce mardi 21 mars devant le tribunal de première instance de Kaloum. Deux  prévenues,  dont Fanta Mama Chérif et Henriette Feindouno ont plaidé non coupable des infractions  »d’outrages à la pudeur, attentat à la vie privée, diffusion et mise à disposition d’autrui de données personnelles de nature à troubler l’ordre ou la sécurité publique ou à porter atteinte à la dignité » par le biais d’un système informatique.

JUSTICE-SYMBOLE

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Fanta Mama Chérif, qui dit être une petite amie de Makhou, a reconnu tout de même avoir soutiré la vidéo de la Sextape dans le téléphone de son petit ami. Après avoir transféré la vidéo dans son téléphone (à elle), elle l’a ensuite transféré via Messenger à Nènè, une amie aux Etats-Unis. « Je lui ai dit voici la preuve que mon petit ami sort avec celle-là. S’il te plaît, ce n’est pas à diffuser, c’est juste pour te montrer la preuve », a précisé Fanta Mama Chérif. Or, quatre jours après le transfert, une première séquence de la vidéo a été vue sur la toile, notamment sur le réseau social Facebook.

Selon Mama Chérif, son amie résident aux Etats-Unis a dit avoir transféré ( à son tour ) la même vidéo à une autre amie vivant à Conakry. Et cette autre amie est Henriette Feindouno, la deuxième prévenue dans cette affaire. Henriette a également reconnu avoir reçu la vidéo de Nènè, mais elle nie l’avoir diffusé. « Nènè a reçu la vidéo le matin, elle me l’a transféré le soir. Après l’avoir visionnée je l’ai placée dans la corbeille », a-t-elle dit. Le représentant du Ministère public a voulu savoir pourquoi elle a gardé l’image dans la corbeille au lieu de la supprimer complètement. Mais il est resté sans réponse de la part de la prévenue.

Après l’audition des prévenues, le juge Ibrahima Sory Tounkara, président de la section correctionnelle du TPI de Kaloum,  a renvoyé l’affaire à huitaine pour la comparution de la partie civile, Nouhan Condé.

Source guineenews.org