Aissatou Sow cette panafricaine qui se bat pour la culture peul à travers l’écriture ADLAM

Aissatou Sow est guinéenne d’origine, elle est née en Cote d’Ivoire et vit là-bas. Si aujourd’hui elle fait la promotion de sa langue maternelle qui est le poular, elle a tout de même des parcours scolaire et professionnel.

Aissatou Sow

Mme Aissatou Sow a fait le primaire, le collège et le lycée à Abidjan, où elle a eu son bac littéraire en 2008. Après le bac Aissatou Sow a fait également un BTS en communication d’entreprise en 2010 à AGITEL formation à Abidjan, avant d’aller au Maroc en 2012. À Casablanca elle a fait sa licence en marketing publicité et son master dans le même domaine.

Après les études l’ivoiro-guinéenne a travaillé pour un opérateur téléphonique français, en tant que télé-conseillère. Ensuite elle est venue au service après vente dans la même société. Puis elle est passée comme responsable qualité des contrats. Mme Aissatou a aussi fait un stage à la société ivoirienne d’agricole.

Avant d’intégrer ADLAM, Aissatou Sow a travaillé pour elle même dans sa boutique prêt-à-porter et cosmétiques basée à Abidjan. Entre temps elle a connu ADLAM sur les réseaux sociaux à travers la publication d’un ami. Étant amoureuse de la culture, elle décide de participer à la troisième convention d’ADLAM à Mamou en Guinée, où elle a rencontré beaucoup de peuls de la sous région. À son retour au Maroc Aissatou s’est mise à apprendre la langue ADLAM qui veut dire Alkoulè Dandaydhè Legnol An Madiougol. Elle a appris sur Google et sur beaucoup d’autres plateformes.

Aissatou Sow

Quand elle a vu qu’elle avait une base, Aissatou Sow intègre l’organisation Windein Dianguein ADLAM USA. C’est de là elle s’est proposée de faire la promotion de l’écriture ADLAM. Elle a commencé donc à enseigner sur sa chaine Youtube « Kongol Debbo », 4 à 5 lettres par semaine. C’est ainsi qu’elle a créé l’ONG « ADLAM Fi Rewbé » dont elle est la présidente. Plusieurs femmes peuls de l’Afrique sont membres de cette ONG.

À part la promotion de leur langue, ces femmes de la Guinée, du Nigeria, du Cameroun, du Soudan et autres, veulent ouvrir un volet social pour impliquer les jeunes filles peuls à aimer leur culture, aider les jeunes filles mères et surtout sensibiliser les parents à éviter les mariages précoces.

Elles visent aussi pour la sensibilisation des jeunes africains à s’assumer, à ne pas avoir honte de ce qu’ils sont et ce qu’ils ont.

Aminata Diallo