Bien qu’accusé d’agressions sexuelles et attaques sexistes, Donald Trump a été porté par le vote des femmes blanches

Malgré ses nombreuses sorties sexistes et des accusations d’agressions sexuelles, Donald Trump a bénéficié, entre autres, du vote des femmes blanches pour remporter la présidentielle américaine. Une catégorie qu’Hillary Clinton espérait pourtant rassembler de manière plus importante que d’habitude pour un candidat démocrate.

Trump-Hillary

Trump-Hillary

On ne compte plus les déclarations misogynes prononcées par Donald Trump. Propos dégradants et piques sexistes ont rythmé des mois de campagne présidentielle. Le pic avait été atteint en septembre dernier lorsque plusieurs femmes étaient sorties de l’ombre pour accuser le magnat de l’immobilier d’attouchements sexuels.

Pourtant,  déjouant tous les pronostics ou presque, Donald Trump a remporté l’élection ce mardi 8 novembre. Pourquoi sondages et prévisions n’ont-ils pas vu venir une telle victoire ? Plusieurs données entrent en compte. Parmi elles, le vote des femmes blanches.

L’électorat féminin blanc a voté à 53% pour Donald Trump contre 43% pour Hillary Clinton.

Selon le profil-type des électeurs de chaque candidat révélé par CNN,  elles ont en effet voté en majorité pour Donald Trump face à  Hillary Clinton : 53% contre 43%. Un score qui n’est pas sans rappeler celui de Mitt Romney en 2012. Le candidat républicain avait alors obtenu 56% auprès de l’électorat blanc féminin, contre 42% pour Barack Obama. Ces scores sont plutôt classiques pour les représentants du parti de l’éléphant.

Mais cette année, face aux multiples scandales et sorties sexistes de Donald Trump, l’ancienne ministre des Affaires étrangères espérait justement faire pencher la balance en sa faveur chez ces femmes blanches. La candidate démocrate n’a finalement pas su rassembler cet électorat, qui lui était pourtant nécessaire pour s’installer à la Maison-Blanche.

En revanche, sur l’ensemble des femmes, Hillary Clinton est largement en tête (54% contre 42%). Et l’écart est encore plus important lorsque l’on regarde de près le détail des statistiques ethniques (autorisées aux Etats-Unis, contrairement à la  France).  Sans surprise, l’ex First lady a ainsi séduit les électrices afro-américaines et hispaniques avec des scores atteignant respectivement 94% et 68% des votes.

Source: lci.fr