Braves femmes : les jeunes guinéennes n’attendent pas l’aide d’un homme

avaria 1    Les femmes guinéennes qui ne sont pas dans les bureaux, même si elles ont fait des études, sont le plus souvent des commerçantes. Elles partent dans les quatre coins du monde pour importer des articles divers. Les jeunes filles ou jeunes dames qui n’ont pas les moyens de voyager, partent dans les grands magasins pour prendre la marchandise, afin de détailler aux clients. A Conakry, précisément dans le marché Madina, des femmes vendent différents articles majoritairement utilisés par la gent féminine.

avaria 3Nous sommes à avaria un coin très populaire du plus grand marché de la Guinée, qui est Madina. Les tables et étalages sont plus occupés par des femmes qui font la promotion de leur marchandise, à l’aide des microphones ou elles haussent la voix en tapant les mains. Elles sont presque toutes célibataires, mais veulent se prendre en charge. Alors elles vendent des objets de maquillage, des chaussures, des habits, des bijoux et autres.

avaria 5Mme Conté a la trentaine, elle a un enfant qui part à l’école et un mari à nourrir. Alors depuis 2010 « je vends des bijoux à avaria. La clientèle ne vient pas à chaque fois mais je ne me décourage pas car il y a des jours de chance. Depuis que je suis ici je n’ai aucun problème ni avec mes compagnons, ni avec la police, seulement je paye 50.000 fg par mois pour ma place si non aucun autre problème, » a-t-elle affirmé

avaria 6Kadiatou Bangoura 18 ans, célibataire sans enfants est vendeuse de chaussures en provenance de Dakar depuis près de trois ans. « Je suis ici pour aider ma mère à vendre des chaussures qu’elle achète à Dakar. Les prix varient de 25.000 à 30.000 fg par pair. Nous gagnons notre vie dans ce commerce même si de fois nous avons des problèmes avec la police pour les taxes qui sont de 15.000 à 50.000 fg, » confie Mlle Bangoura.

avaria 2A la question de savoir comment elles se débrouillent pendant la saison des pluies pour que leur marchandise ne s’endommage pas, Kadiatou et Conté ne manquent pas de techniques. « Nous avons de grands parapluies et des plastiques transparents pour couvrir nos marchandises. La pluie ne touche pas a nos produits, » font-elles savoir.

Elles font quand même un appel au gouverneur de la ville de Conakry, pour selon elles nettoyer les caniveaux avant que la pluie ne soit abondante.

Aminata Pilimini Diallo