Campagnes présidentielles : « Je voudrais dire à la jeunesse d’être responsable, d’être une jeunesse qui peut aussi contribuer au développement de son pays mais pas à sa dégradation ».

Mme Barry Aissatou est présidente de l’association guinéenne des assistantes sociales AGUIAS et représentante de Child plan international en Afrique. À cette période de campagne électorale, actu-elles l’a approché pour qu’elle livre un message de paix. La paix, parce qu’en Guinée à l’approche des élections les tensions sont vives, la haine et l’ethnocentrisme rongent les guinéens. Pourtant le pays n’en a pas besoin.

madame barry aguias A l’endroit de la mouvance et de l’opposition, Mme Barry demande de « mettre l’intérêt supérieur de la nation en avant. Et il faudrait dépasser toutes les tentions, pour faire de la Guinée un pays exemplaire. Que les accords soient respectés, puisque c’est des accords consensuels ».

Aux sages, elle leur dit de ne pas s’asseoir et regarder la Guinée bruler  ou s’écrouler sous leurs yeux. Ils n’ont qu’a se lever car ils sont comme les femmes, « c’est vrai que c’est la femme qui donne naissance, qui allaite et qui transmet au monde les vertus cardinales de la société. Mais eux aussi ils ont leur grain de sel  dans la situation. Alors qu’ils se lèvent comme un seul homme et rejoignent les femmes pour que chacun se calme en vue que les élections se fassent dans la plus grande transparence, pour la paix. Comme le dit ma grande sœur nous sommes des femmes qui mettons le feu, mais pas dans le pays plutôt sous la marmite, » nous apprend-t-elle.

A la population guinéenne, « je voudrais qu’elle sache que nous sommes un et indivisibles. Que tu sois malinké, soussou, peul ou forestier, nous sommes tous des enfants issus d’une même mère, certes d’un père différent. Et notre maman c’est la Guinée. Quelque soient nos problèmes aujourd’hui, on se rencontrera demain. Ce n’est pas interdit d’être dans un camps ou un autre, mais il faut savoir que nous sommes tous des frères, après nos différentes activités on se retrouvera tous dans la même case, on mangera dans le même bol. Donc il ne faut pas que les politiques nous divisent » implore Mme Barry Aissatou.

A la jeunesse, qui est la couche la plus facile à manipuler par les politiciens, Mme Barry  supplie « il ne faut pas sortir dans la rue. Je voudrais dire à la jeunesse d’être responsable, d’être une jeunesse qui peut aussi contribuer au développement de son pays mais pas à sa dégradation ».

Aminata Diallo