Conseil d’une mère pour la paix en Guinée: « le pouvoir de la démocratie ce n’est pas la violence…»

Après cinq ans depuis la dernière élection, la Guinée se retrouve dans un moment inquiétant, c’est la période de la campagne présidentielle. La communauté nationale et internationale craignent d’un débordement, car en Afrique particulièrement en Guinée, à la veille, pendant et après les élections, la paix est mise en cause. Justement, les pauvres citoyens conscients ont peur que leur quotidien soit bouleversé par la guerre qui les empêchera de chercher le pain, les femmes sont les plus nombreuses. Madame Diallo Fatoumata Bah est l’une parmi tant d’autres, elle est une couturière mais aussi membre d’un parti politique.

2013_10_15 14.39.56Pour commencer, la couturière appel à la paix « j’ai à dire à chaque leader de parler à ses militants, que personne ne provoque son prochain. Nous qui sommes en train de nous débrouiller, de nous laisser travailler. Toute personne qui a le temps de partir à leur rassemblement qu’il part, ceux qui n’ont pas le temps d’y aller qu’ils les laissent trouver de quoi nourrir ses enfants. Que personne ne fasse la guerre, que chacun suit ce qu’il aime et respecte le goût de son prochain, » prie-t-elle.

Le plus grand souci de Mme Diallo Fatoumata est qu’ « après les résultats de l’élection, je prie à tout un chacun d’accepter le président élu. C’est Dieu qui donne le pouvoir, s’ils ne l’ont pas cette fois ci ils l’auront une autre fois, si c’est destiné qu’ils l’auront. S’ils ne le seront jamais qu’ils l’acceptent ainsi, car beaucoup qui ont cherché le pouvoir sont morts sans l’obtenir, ceci ne les a pas ramené dans cette vie. Ceux qui avaient aussi eu le pouvoir sont morts, ils ne reviendront pas. Donc j’implore tous les opposants et la mouvance, pour que nos enfants puissent être à l’abris du danger. »

Aux militants et partisans, Mme Diallo les conseille d’accepter et respecter ce que leur leader les demande. « Si leur président du parti ne les dit pas qu’il veut la paix, eux n’ont qu’à vouloir la paix pour leur bien. Le pouvoir de la démocratie ce n’est pas la violence, c’est le stylo et le papier. Si quelqu’un les incitent à la guerre qu’ils n’hésitent pas à le dire non, car c’est sont eux et leur famille qui seront malmenés. Qu’ils refusent dans ce cas, » dit-elle.

Aminata Diallo