Elle est la seule femme qui roule un bus de la SOTRAGUI

Titulaire du baccalauréat première partie, mariée et mère de 4 enfants dont le plus grand a 11 ans et le plus jeune a moins de 8 ans, Madame Traoré née Tiguidanké Diaka Condé est la seule femme qui conduit à la société de transport guinéen, SOTRAGUI .

conductrice de SOTRAGUI

conductrice de SOTRAGUI

A bas âge déjà, lorsqu’elle faisait la 4ème année à l’école primaire, Mme Traoré avait l’ambition pour la mécanique. « J’en ai parlé à mon père qui m’a dit que je suis très petite (à l’époque). Il m’a encouragé à étudier d’abord. Je suis allée jusqu’au niveau du baccalauréat, j’ai eu le bac 1 et j’ai eu des difficultés au baccalauréat deuxième partie. Entre temps je me suis mariée et aujourd’hui je suis mère de 4 enfants, le plus grand a 11 ans et le plus petit est âgé de 8 ans. Après le mariage je voulais faire une école professionnelle de mécanique mais je n’ai pas trouvé une qui forme dans ce domaine, » a-t-elle confirmé.

Un jour, Mme Tiguidanké a appris qu’il y a un recrutement au niveau de la SOTRAGUI. C’est alors qu’elle a déposé ses dossiers et a été retenue. « Quand mon matricule est sorti j’étais à la porte comme contrôleuse depuis 6 mois. Notre patron a accepté ma demande de rester au guichet où j’ai fait une année et 6 mois d’exercice. Les ambitions de devenir une conductrice me sont venues en tête parce que je n’avais pas vu une femme qui conduisait. Je me suis dit d’être exemplaire pour les autres. Donc j’ai déposé ma candidature au poste de conductrice auprès de mon directeur Monsieur Boubacar Sidimé. Je lui ai dit j’aimerai que vous m’accordiez une chance pour être conductrice, » explique-t-elle.

Pourtant Mme Traoré ne savait même pas conduire les petits véhicules, mais selon elle, « ce n’est pas sorcier, mon directeur m’avait conseillé d’apprendre la conduite et à la suite de cela il a promis que la société allait me former pour la suite. Je suis allé à CEPERTAM pour suivre une formation d’un mois assorti d’un permis de conduire puis je suis reparti à notre direction avec mon permis pour faire une autre formation mais au poste de conductrice. La formation a débuté en août 2014 et a duré 8 mois. J’ai donc eu beaucoup de connaissances parce que je n’ai payé aucun francs jusqu’à la fin. Le 11 mai 2015 c’était ma remise et aussitôt après on m’a mis dans la circulation. Mon premier tronçon a été Sonfonia-gare Kaloum et depuis cette date je suis conductrice».

Comme elle, plusieurs autres femmes conduisent en Guinée et sont plutôt attentives au volant. Elle reste un exemple d’une brave femme.

Camara