Espagne : un nouveau gouvernement composé de plus de femmes que d’hommes

Le premier ministre socialiste Pedro Sanchez a dévoilé la composition de la nouvelle équipe dirigeante, qui compte onze femmes et six hommes.

Femme du gouvernement espagnol

Femme du gouvernement espagnol

Arrivé au pouvoir vendredi après la chute du conservateur Mariano Rajoy, Pedro Sanchez, 46 ans et sans expérience du pouvoir, a nommé un gouvernement ouvert à l’Europe et majoritairement féminin. Avec onze femmes et six hommes, dont un astronaute au ministère des sciences, ce gouvernement, qui prêtera serment jeudi 7 juin devant le roi Felipe VI, est le plus féminin que l’Espagne ait jamais connu, selon lemonde.fr.

La composition de ce gouvernement est « le reflet du meilleur de la société espagnole, paritaire, intergénérationnel et ancrée dans l’UE », a-t-il déclaré.

Le socialiste a surtout choisi deux femmes pour diriger son équipe économique qui, selon sa promesse de la semaine dernière, « devra avoir pour priorité principale de respecter les engagements européens » en matière de déficit public. Il a ainsi nommé la directrice du budget de l’UE Nadia Calviño à l’économie.

A côté de Nadia Calviño, Maria Jesus Montero prend le portefeuille des finances. Assumant déjà cette responsabilité au gouvernement régional de l’Andalousie, elle avait ainsi dû pratiquer dans sa région les coupes dans les dépenses publiques ordonnées par le gouvernement conservateur.

En interne, une autre Catalane sera chargée de dialoguer avec le gouvernement indépendantiste de Quim Torra : Meritxell Batet, Barcelonaise de 45 ans, nommée ministre de l’administration territoriale. Il a par ailleurs nommé le premier astronaute espagnol, Pedro Duque, aux sciences.

M. Sanchez a aussi choisi de placer des femmes à des postes centraux, au point que la presse espagnole se demande si le conseil des « ministros »(« ministres » au masculin) ne devrait pas être rebaptisé des « ministras ».

Pedro Sanchez a ainsi nommé Carmen Calvo, 60 ans, ancienne ministre de la culture (2004-2007), comme vice-présidente. Elle sera également à la tête du ministère de l’égalité, une question prioritaire pour le gouvernement, trois mois après l’exceptionnelle « grève générale féministe » et les manifestations d’ampleur inédite du 8 mars.

L’ancienne procureure antiterroriste Dolores Delgado arrive à la justice et l’ancienne juge de la Cour suprême Margarita Robles à la défense. Isabel Celaa sera chargée de l’éducation, Magdalena Valerio du travail, Carmen Monton de la santé.