Gestation : « je suis très clair, les accouchements sont gratuits en république de Guinée » dixit le ministre de la santé

Lundi 14 aout dernier, le ministre de la santé a entamé une campagne de distribution de kits dans tous les établissements sanitaires publics du pays, pour l’année 2017. Une sorte de rendre gratuits les césariennes, les consultations prénatales et les accouchements, comme l’avait promis le président de la république, en 2011.

cesarienne

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Il s’agit, selon guineenews.org,  de 3 800 m3 de médicaments stockés à la pharmacie centrale de Guinée, évalués à 37 milliards de francs guinéens et repartis comme suit : 3 100 kits pour les consultations prénatales, 1 385 kits pour les accouchements et 81 kits pour les césariennes.

Au total, 87 camions seront sollicités pour ravitailler toutes les structures sanitaires du pays. Mais au départ, ce sont six camions, qui partiront à N’zérékoré. L’opération se poursuivra jusqu’à la dotation de tous les centres sanitaires du pays d’ici fin septembre.

A en croire au ministre Dr Abdourahmane Diallo, il s’agit de rendre les consultations pré- natales, les accouchements et les césariennes, gratuits et disponibles. « Nous avons commencé par la région la plus éloignée, N’zérékoré, pour ravitailler toutes les préfectures. Pour nous, il s’agit de nous assurer qu’avant la fin de septembre 2017, que les kits puissent arriver à destination », a-t-il rajouté.

Dr Abdourahmane Diallo, confie que tous les jours, il y a des plaintes. « Tous les jours, certains disent qu’on leur fait payer dans les structures sanitaires.  Je lance un message et je suis très clair, les accouchements sont gratuits en république de Guinée, y compris la césarienne », dit-il.

Cependant, poursuit-il, il est important que les populations sachent que, parfois, dans les centres il y a des examens payants, en dehors du geste d’accouchement.

« C’est pourquoi, nos structures doivent communiquer pour clarifier ce qui est gratuit ou payant. En ce qui nous concerne, quiconque on prendra en train de faire payer des patients, pour un geste gratuit, il subira les rigueurs de la loi », prévient Dr.

PAD