Journée de la fille: quand un homme analyse la situation en format poème 

Commémorer la jeune fille en ce 11 octobre comme les autres ans depuis 7ans, n’est pas une occasion de danser et chanter, mais de tirer des conclusions et apporter des solutions. Alors chacun y va de son expertise, c’est ce qu’a fait ce citoyen Guinéen, Ansoumane Lapdy CAMARA. 

Ansoumane Camara

Ansoumane Camara

« Elles sont nos soeurs, amies, camarades, confidentes, aimées ,etc. J’ai juste envie de brancher un petit texte en leur honneur, en cette journée qui leur est dédiée avec amour et raison.

À l’origine, elle était cet être marginalisé, réduit par la société à son seuil, n’avait pas son mot à dire, mais toujours serein, courageux, battant, obéissant et aimant. 

En dehors de toute cette marginalisation son avenir était déterminé dès sa naissance, elle sera la femme-bonne d’un monsieur qui a le même âge que son père, un patriarche au bord du gouffre, cet homme moribond, il lui fera des enfants et partira en la laissant veuve à l’âge de 16 ou 18 ans, triste! Pathétique. 

Elle ne sera pas scolarisée, cette injustice sociale s’imposera et sa maman de l’autre bout de la maisonnée dira ma fille c’est la tradition nous y sommes préparées et habituées à celle-ci. 

Sa scolarisation serait une perte de temps car elle devra se marier, fonder un foyer, faire des enfants et préparer leur avenir, en sacrifiant le sien.

Cette journée est l’occasion d’énumérer ces problèmes qui les hantent dans la promiscuité familiale, sociétale, dans leurs instincts les plus enfouis.

C’est l’occasion de soulever des pistes de solutions, des propositions et suggestions allant dans le sens du bien être de la fille.

Elles sont une partie de nous, elles seront nos futures femmes, la mère de nos enfants.

Leurs éducation, instruction, santé, influencera celles de nos enfants offrons leur, les mêmes opportunités d’action.

Depuis 2012, la Journée internationale de la fille est célébrée chaque année le 11 octobre. Cette Journée vise à mettre en lumière les besoins des filles et à répondre aux défis auxquels elles font face. Cette Journée promeut également l’autonomisation des filles et l’exercice de leurs droits fondamentaux. Elle peut faire comme un homme« .

Il conclut en citant António Guterres, Secrétaire général de l’ONU, « en cette Journée internationale de la fille, engageons-nous de nouveau à aider chaque fille à développer ses compétences, à entrer dans le monde du travail sur un pied d’égalité et à exploiter tout son potentiel. »