Journée Internationale des Migrants à Conakry : un local pour des migrants irréguliers et irrégulières

OGLMI
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Le 18 décembre étant la journée internationale des migrants, l’Association Guinéenne pour la Lutte contre la Migration Irrégulière OGLMI, a profité de l’occasion pour inaugurer son siège à Conakry.

#AvecDignité

Ce mardi, en la présence de plusieurs migrants irregulier.es retourné.es en Guinée, de membres des institutions internationales notamment le PNUD et l’OIM, la presse et autres invités, le président de l’OGLMI a lu un discours qui rappelle leur parcours dans le désert.

« Migrants, nous sommes des centaines de milliers de jeunes africains, à avoir pris le chemin de la méditerranée pour des raisons diverses. Dans cette aventure, nous avons connu tant de mésaventures, de travaux inhumains avec un maigre salaire ou pas de salaire du tout, nous avons connu des injures, des blessures, nous avons fait des mois en prison, voir des années. Hommes, nous avons connu des tortures, femmes, nous avons subi des viols,  » dixit Elhadj Mohamed Diallo, tout en rappellent qu’ils ont été vendus comme des esclaves et traités comme des clandestins, juste parce qu’ils/elles sont étranger.es.

#AvecDignité

Après une minute de silence à la mémoire de ceux et celles qui sont resté.es sur le chemin de l’exil, le président rappelle leur souci. « Aujourd’hui notre souci majeur est d’informer, sensibiliser les jeunes sur des risques liés à cette voie irrégulière et surtout former pour orienter les jeunes sur les alternatives existantes, afin de contribuer au développement de notre Guinée« .

Si l’OIM et ses partenaires ont contribué à ce que des hommes et femmes qui ont connu la misère, se retrouvent dans leur pays, ils ont aussi aidé à leur réintégration. Ensemble, ils ont réussis à créer des projets entrepreneuriales, d’autres ont repris les études. C’est le cas de Mlle Sylla qui a repris ses études financées pour deux ans.

La cheffe de mission à l’OIM dit être fière de cette association et affirme qu’un « migrant de retour, dès qu’il franchit le territoire national, il redevient un citoyen normal. Il doit enlever la casquette de migrant parce qu’il n’est plus sur son parcours migratoire, » dixit Mme Ndiaye Fatou Diallo.

OGLMI

L’OGLMI dit avoir fait plusieurs sensibilisations de Conakry à Mamou « carrefour de l’immigration irrégulière« . Elle entend toucher tout le pays et le continent africain.

Aminata Diallo

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