La ministre tchadienne de la Femme, face au défi du mariage précoce

Ngarmbatina Carmel Sou IV, la ministre tchadienne de la Femme, a tiré dimanche la sonnette d’alarme au sujet de la proportion des mariages précoces dans son pays où l’union des enfants de moins de 18 ans est interdite par la loi.

 

tchadienne

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« Vingt-huit pour cent des femmes de 15 à 49 ans ont été mariées avant l’âge de 15 ans et 69% des femmes de 20 à 49 ans ont été mariées avant l’âge de 18 ans », a déclaré la ministre tchadienne de la Femme à l’occasion de la Journée de la femme africaine, le 31 juillet. »Ce taux varie selon les régions et oscille entre 60 et 84% dans les autres régions contre 52% à Ndjamena », la capitale, a-t-elle précisé, s’appuyant sur des statistiques de 2010.

Les mariages de « violation (sont) non seulement des droits humains, mais aussi de la Convention relative aux droits de l’enfant et à la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant », a dénoncé la ministre.

Loi interdisant le mariage des enfants

Le président tchadien Idriss Deby a promulgué en 2015 une loi punissant d’un emprisonnement de 5 à 10 ans et d’une amende de 500 000 à cinq millions de FCFA (750 à 7 500 euros) toute personne qui contraint une personne mineure au mariage. Il s’était alors engagé à bannir le mariage des mineurs d’ici 2020, avec le soutien de l’Unicef. Le chemin à parcourir est encore long.

jeuneafrique.com