Le 8 mars 2016 : Avec l’Asbl femmes Africaines, Franchissons le pas pour l’égalité des sexes !!!

A l’occasion de la journée internationale des femmes qui est prévue chaque 8 mars dans l’année. En effet, la présidente de l’ONG Asbl Femmes Africaines a fait une déclaration au cours de laquelle elle prône l’égalité des sexes et interpelle les autorités guinéennes à faire la lumière sur les cas de viol et condamner les auteurs à la hauteur de leur forfaiture. Voici l’intégralité de la déclaration de Mme Djeynabou Baldé présidente de l’Asbl femmes africaines.

Presidente ASBL

Presidente ASBL

« À l’occasion du 8 mars, qui est la célébration de la journée internationale des droits femmes, l’Asbl Femmes Africaines dont je suis la présidente souhaite une bonne fête à toutes les femmes de la planète, et je rends hommage à toutes les braves du monde en général et de la Guinée en particulier. Le thème de cette année 2016 pour la Journée internationale de la femme est Planète 50-50 d’ici 2030 : Franchissons le pas pour l’égalité des sexes.

Pour rappel, les luttes des femmes pour la reconnaissance de leurs droits : droit de vote, meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes qui agitèrent l’Europe et les USA au début du XXe siècle, ont abouti à l’officialisation par les Nations Unies en 1977, de la date du 8 mars. Cette date avait été proposée par Madame Clara ZETKIN, une Allemande en 1910 à Copenhague, lors de la deuxième conférence de l’internationale socialiste des femmes est désormais célébrée partout à travers le monde.

Cette journée contribue à rendre visibles des situations dans lesquelles la place de la femme n’est pas une évidence, comme celle qui lui est conférée dans l’univers politique. Elle sert également à interpeller les élus sur un sujet précis, et plus largement à sensibiliser les plus jeunes, électeurs et électrices et ceux qui demain s’engageront et joueront un rôle politique.

La journée internationale de la femme permet de donner un espace, avant tout, médiatique à la réalité souvent douloureuse des conditions de la femme. On oublie trop souvent, au-delà du moment de l’indignation à quel point la souffrance et la domination que subissent des milliers de femmes en Afrique et partout dans le monde : ce sont les viols, les mariages forcés, l’excision et tant de souffrance. Cette dure réalité permet de souligner à quel point les droits conquis dans notre pays sont loin d’être le quotidien pour des millions de femmes à travers le monde et à quel point le combat féministe pour l’égalité et l’émancipation est universaliste. Cette réalité ne doit pas nous faire oublier les inégalités pourtant persistantes dans notre pays.

Les femmes sont majoritaires et tiennent le haut de l’affiche mais pas dans nos assemblées, ni à la direction des entreprises et bien que trop rarement à la tête de nos listes lors des élections. Là où elles sont majoritaires, c’est dans l’occupation de contrats précaires et à temps partiels, elles sont majoritaires dans la pratique des tâches ménagères, et encore majoritaires chez les personnes âgées pauvres. Pour terminer, je profite de cette journée solennelle des femmes, interpeller les autorités guinéennes à faire la lumière sur les cas de viol qui s’effectuent chaque jour en Guinée et de juger les auteurs de ces actes ignobles enfin qu’il soit condamné à la hauteur de leurs forfaitures. Bonne fête à toutes les femmes du monde!!!

Merci ».