Le prêtre Albert, violeur et pédophile il y a 20 ans, en Guinée ?

L’émission de France 2, Cash Investigation présentée par Elise Lucet, révèle mardi soir la présence en Haute-Loire d’un prêtre soupçonné de pédophilie, il y a 20 ans, en Afrique, et réfugié dans une communauté religieuse du bassin du Puy-en-Velay. Le prêtre aurait depuis quitté les lieux et la Haute-Loire. Une  enquête est ouverte par la justice.

pédophile

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Cash Investigation a enquêté en Afrique, en Guinée Conakry, où le frère Albert aurait commis des viols et des agressions sexuelles sur plusieurs enfants, notamment dans un club de football. Les faits remonteraient à une vingtaine d’années. L’émission de télévision a retrouvé un jeune homme qui témoigne de viols et d’agressions pendant six ans.

En 2002, quand les faits sont révélés, c’est la date à laquelle le religieux serait revenu en France, d’après les journalistes de Cash Investigation et de Mediapart qui travaillaient ensemble sur cette enquête. Le frère Albert aurait alors été « exfiltré » dans la communauté du Sacré-Coeur en France. On voit dans le reportage le frère Albert, filmé en caméra cachée dans la résidence Paradis, une maison de retraite sur la commune d’Espaly qui accueille en priorité les frères du Sacré-Coeur.

Sur France 2, l’évêque du Puy et le responsable de la communauté du Sacré-Coeur en Haute-Loire, assurent qu’il s’agissait de protéger les victimes potentielles en Afrique. D’autres voix laissent penser qu’il aurait pu être transféré en France rapidement à l’époque pour éviter des poursuites judiciaires.

Le frère soupçonné de pédophilie a depuis quitté Espaly et le département de la Haute-Loire. L’évêque du Puy-en-Velay témoigne dans Cash Investigation mardi soir. Une position un peu inconfortable pour Luc Crepy qui avait été nommé, en fin d’année dernière, président de la cellule permanente de lutte contre la pédophilie par la Conférence des évêques de France. Une sorte d’évêque « antipédophilie » pour l’épiscopat français.

L’église a refusé de participer au débat qui devait suivre le reportage diffusé mardi soir, dénonçant les méthodes des journalistes de Cash Investigation. Dans un communiqué, le rédacteur en chef de l’émission le déplore.

Source leveil.fr