Septième art guinéen : Oumou Korka dénonce le manque de soutien de tous.

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Le cinéma est un l’un des arts les plus pauvres en Guinée, abandonné par le ministère de la culture, le gouvernement et les investisseurs. Pourtant des films et théâtres n’en finissent pas, d’ailleurs il y a l’institut des arts de Dubreka depuis belle lurette. Alors pour quoi le cinéma est pauvre? Oumou Korka Sow allias Gnèmètè Kaoutè a accordé un entretien au site 224stars.com, lisons !

L’actrice comédienne et réalisatrice, Oumou Korka Sow communément appelée, Gnèmètè Kaoutè de la troupe « Iwdy Modjiri » a aimé le cinéma depuis toute petite, et a participé aux différentes scènes théâtrales que son école organisait. Le nom, Gnèmètè Kaoutè est soutiré dans un de ces célèbres films sorti en juillet dernier.

comedienneAu cours de cet entretien, Gnèmètè Kaoutè nous a confié que la Guinée n’a pas de studios cinématographiques, ni des bons réalisateurs et de producteurs. « Nous faisons l’autoproduction et dans ça aussi, on perd plus. Il n’y a pas de soutiens du ministère de la culture, pas de subventions de l’Etat. Vraiment c’est décourageant, mais on tient le coup comme tous les autres, » se plaint-elle.

De poursuivre, elle dit que « le cinéma guinéen souffre vraiment, il doit y avoir un SOS pour qu’il se rétablisse, l’Etat a sa part de responsabilité, nous les acteurs aussi, les médias et la population, puisque si vous voyez qu’aujourd’hui le cinéma ghanéen, nigérian, malien, burkinabé sont à l’international, c’est parce que l’Etat finance, les médias diffuse et la population accepte de consommer, donc si cela manque en Guinée, on n’ira nulle part ».

S’attaquant aux medias elle dénonce ceci, « moi en ma connaissance, c’est très rare de voir un acteur ou une actrice invitée à la radio, je pense qu’il n’y a même pas d’émissions pour le cinéma, on ne se base que sur la musique seulement et mettre dans l’oublie le 7ème art, » a-t-elle révélé.

Aux hommes du cinéma, Oumou Korka appel à l’union, « regardons le Ghana et le Nigéria aujourd’hui, ils ont fait en sorte que tous les acteurs sont réunis pour hisser leur cinéma, ce qui fait qu’ils ont crée Nollywood. En Guinée, si on acceptait de faire pareille, je crois que notre cinéma ne va pas tarder à aller à l’international et qu’on essayait un peu de faire les films en version française, en mélangeant les langues du territoire comme ce que font les Ivoiriens, maliens et burkinabés, » pense-t-elle.

Oumou pense que, « si ma troupe Iwdy Modjiri fais aujourd’hui, un film là où sont les acteurs comme Kabakoudou, Moussa Kofoye… je pense que tous les guinéens vont le regarder, donc c’est la compréhension qui manque entre nous. Quand on veut faire un film dans les ambassades, aux aéroports dans les grands hôtels de Guinée, qu’on nous aide à y accéder, car ça va vendre aussi l’image de la Guinée, » demande-t-elle pour le bien du cinéma.

Enfin son rêve est d’avoir son propre studio, afin de réaliser des films à dimension internationale.

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