Marche de la Mobilisation Citoyenne Pour Sauver l’Ecole Guinéenne : « ils nous ont lancé du gaz… » raconte Mme Fatou Keita

Il  y a quelques semaines maintenant, que la grève des enseignants a repris,  sur appel du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLEGC). Depuis, les élèves guinéens du privé et du public ne partent pas en classe, certains par manque de professeurs, d’autres par peur d’être dispersés par de petits provocateurs en plein cours. Les populations semblent en avoir marre, certains ne savent pas quoi faire, mais d’autres ont des stratégies pour proposer des solutions.

Collectif MCPSEG

Collectif MCPSEG

C’est le cas du Collectif Mobilisation Citoyenne Pour Sauver l’Ecole Guinéenne. Un mouvement qui devrait faire une marche ce lundi, afin « d’appeler les deux parties, syndicats et gouvernement d’aller au dialogue pour une sortie de crise, » nous apprend Fatou Keita. Une marche qui a été sitôt dispersée par la police.

« Il était environs 10H lorsqu’ils sont venus nous trouver au point de départ au niveau du port autonome, il y a eu un pickup de police qui est venu, ils nous ont dit qu’on n’est pas autorisé de marcher, qu’ils ont reçu l’ordre de nous disperser. Nous avons répondu  que nous avions rencontré les autorités, ils ont dit non qu’ils ont reçu l’ordre. Nous avons insisté un peu pour marcher, ils nous ont lancé du gaz, puis on s’est dispersé mais certains jeunes ont résisté. Nous étions plus d’une trentaine, ils ont arrêté 15 manifestants. Puis nous ont envoyé à la sûreté, nous y avons passé environs 30 minutes, d’où on nous a enregistré, » raconte la deuxième  porte parole du collectif, Mme Fatou Keita.

Fatou Keita

Fatou Keita

Le Collectif composé d’un ensemble d’organisations des jeunes de la société civile et de jeunes indépendants, avait pour itinéraire le port autonome de Conakry, la bourse du travail en passant par le ministère de l’éducation. Leur discours a été quand même lu et ils vont en rester là pour le moment, nous confie Mme Fatou Keita.

A savoir que ce lundi 26 février est un lundi mouvementé en Guinée. Les enseignants continuent leur grève, l’opposition observe une journée ville morte pour dénoncer les « fraudes » des dernières élections municipales, viennent s’ajouter cette marche de ce collectif Mobilisation Citoyenne Pour Sauver l’Ecole Guinéenne et d’autres.

Aminata Diallo