Mois de l’enfance : Ceux qui sont dans la rue oubliés ?

Le mois de Juin est un mois consacré aux enfants du monde, un mois dans lequel on doit fêter l’enfance. A Conakry, ils sont nombreux, certains sont à l’école, d’autres à la maison ou dans les hôpitaux et beaucoup dans la rue. Ceux qui sont dans la rue, sont souvent accompagnés de leurs parents, ils vendent de petites marchandises ou font la mendicité dans tous les carrefours, les mosquées, grandes institutions et marchés.

enfant vendeurLe matin et le soir, quand il y a les embouteillages dans la capitale de la Guinée, des enfants avec leurs plateaux sur la tête ou encore sans plateaux, courent derrière les voitures pour écouler leurs marchandises. Ces enfants sont des élèves, mais issus de familles très pauvres. Ils sont obligés de faire le petit commerce pour aider les parents surtout la maman pour subvenir aux besoins primaires.

Par contre certains parmi eux ne vivent pas avec leurs parents biologiques. Alors, ils disent qu’ils sont forcés de faire ce petit commerce et obligatoirement qu’ils doivent écouler la marchandise, si non « je ne mange pas à la maison et ma tante va me frapper, » confie une petite fille vendeuse de biscuits.

A part des petits écoliers qui vendent, une grande quantité d’enfants mendient partout avec leurs parents surtout. Eux ne partent pas à l’école, ne font aucun métier. La mendicité est devenue leur quotidien. Ils sont des objets de recherche du pain pour la famille.

mendicite des enfantsRare, une femme quémande sans être accompagnée par son enfant soit qui est sur son dos, ou qui cours aller attraper une personne en lui tendant la main. Ces parents mettent en avant des enfants handicapés ou albinos qui touchent le cœur des bienfaiteurs. Ils utilisent bien sûr ceux qui n’ont rien qui auraient pu être à l’école comme leurs amis du quartier.

Pourtant des orphelinats, des ONG, des institutions d’aide et le ministère de l’enfance sont actifs sur le terrain, mais les enfants sont de plus en plus nombreux dans la rue. Aujourd’hui, eux qui doivent être l’avenir de demain, sont dans une situation incertaine.

Aminata Pilimini Diallo