Nominée dans le secteur informel de Katala 224, cette mécanicienne brise les stéréotypes

Djiba Sané
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Pour sa 3eme édition, Katala 224 décernera 8 trophées le 19 octobre prochain à l’hôtel Sheraton. Dans 8 catégories, cet évènement a sélectionné 24 nominé.es qui sont des modèles de réussite dans leur domaine. Pour la plupart des cérémonies de distinctions, le secteur informel est mis à l’écart, Katala 224 reconnaît l’importance de ce secteur en nominant cette année 3 femmes dont Djiba Sané. Lisez la biographie de cette femme qui fait un métier longtemps réservé aux hommes!

Djiba Sané

Née en 1973, Djiba Sané est une mécanicienne d’engins lourds. Elle fait partie de ces femmes qui n’ont pas eu la chance d’aller à l’école par manque de moyens.

Très jeune, elle est offerte en mariage par sa famille à un jeune ingénieur de l’usine de Fria. Depuis, elle entretenait un petit commerce. Parallèlement, elle s’intéresse aux activités de son mari qui avait un atelier de mécanique à côté de la maison. C’est comme cela qu’elle apprend rapidement le métier.

Peu de temps après la fermeture de l’usine de Fria, son mari se retrouve sans emploi. Alors, elle décide d’abandonner son commerce et de prêter main forte à son époux. C’est ainsi commence sa passion pour ce métier. Petit à petit elle se forge avec son mari et arrive à réparer la même année des camions et des Caterpillars.

En 2012 elle vient dans la capitale avec son mari pour mettre en valeur leur savoir-faire. Rapidement, Djiba Sané fait parler d’elle et de ses compétences dans le milieu qu’elle fréquente. Quelques années plus tard, en 2017 son mari décède. Juste après son veuvage elle décide de prendre la relève en ouvrant son atelier à Kagbelen pour pouvoir assurer son désormais rôle de mère et père de famille.

Mère de 2 enfants, elle prend sous sa tutelle de jeunes gens qui apprennent le métier. Ses prestations couvrent essentiellement la mécanique générale (démontage de pièces, expertises et remontage après réparation, mecanosoudé et autres ). Et l’ensemble de ses clients sont satisfaits de la qualité de ses services.

Le travail payant, au bout de deux ans d’exercices, elle a réussi à acheter un terrain à la Cimenterie. Elle y a construit une petite maison où elle assure toutes les dépenses de sa petite famille, par la seule force de son métier.

Dans la même catégorie qu’une menuisière et une restauratrice, Diba Sané sera-t-elle couronnée Katala secteur informel?

Pilimini

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