Pita : deux filles de 15 et 14 ans violées par trois hommes

La préfecture de Pita est l’une des localités de la Guinée, qui est réputée dans les crimes, comme le viol. Au moins deux actes de viol se passent dans cette préfecture du Fouta Djallon, en un mois. C’est encore dimanche dernier qu’un autre cas a été signalé dans la sous-préfecture de Maci. Deux fillettes ont été sexuellement agressées par trois jeunes qui ont pris la fuite depuis.

fille violée

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Joint au téléphone par la rédaction d’actu-elles.info, notre confrère Bomboli de la Radio Beta FM, nous explique les faits. « C’est un chauffeur qui a pris ces filles accompagnées d’autres filles plus âgées qu’elles, qui revenaient d’une cérémonie, mais les plus âgées devraient descendre en cours de route. Alors les deux autres sont restées avec le chauffeur et deux de ses amis. C’est en ce moment, ils ont remonté les vitres et ont détourné la route pour amener les filles jusqu’à Pita centre où ils ont proposé aux filles de coucher avec elles, mais selon les filles, elles ont crié. Donc les jeunes les ont dit laissez nous vous ramener chez vous car vous ne voulez pas coucher avec nous. Ils les ont embarqué et ont pris la route du retour, » explique Bomboli qui a un groupe de jeunes qui sont impliqués dans la lutte contre le viol à Pita.

Les jeunes ont donc amené les fillettes jusqu’au pont de Koubi, où ils les ont fait descendre et ont partagé les deux filles. La plus âgée est restée avec le conducteur, la moins âgée a été prise par les amis du conducteur qui l’ont fait descendre sous le pont, selon notre confrère. Et l’autre est resté sur le pont, alors ils ont abusés d’elles. D’après Bomboli, celle qui a subit le viol collectif s’était évanouit, les jeunes auraient dit que si elle mourrait ils allaient périr en prison. Ils ont jugé nécessaire de ramener les filles jusqu’à Maci et les laisser dans un village voisin.

A en croire à notre confrère, l’une des filles avait pris le téléphone d’un des bourreaux, pour bipper sa maman. Le jeune aurait même rappelé ce numéro pour demander à la fille si tout va bien et si elles n’ont rien dit sur ce qui s’est passé. C’est la maman qui avait décroché, elle aurait répondu qu’il n’y avait rien de grave, question de piéger le monsieur. Mais, selon Bomboli, le numéro ne passe plus. Cependant, les filles estiment qu’elles vont reconnaitre le lieu où elles ont été amenées à Pita centre.

Les fillettes ont porté plainte, la police est sur les enquêtes, les médecins ont confirmé le viol, les filles sont prises en charge par le groupe des jeunes qui luttent contre le viol dont fait partie notre confrère Bomboli.

Aminata Diallo