Pour lutter contre l’excision mais aussi les violences sur le genre : un numéro vert en marche

Mme Barry Aissatou est présidente de l’association guinéenne des assistantes sociales, AGUIAS et représentante de Child plan international en Afrique. Son association fait l’écoute active à travers un numéro vert qui a été implémenté depuis 2006. Ce numéro permet aux femmes de les appeler. Pour l’Afrique c’est le 116, l’Europe le 111.

Mme Barry

Mme Barry

Partout en Guinée et en Afrique où il y a un réseau téléphonique le 116 passe « même si l’intéressé n’a pas de crédit. De là nous faisons l’accompagnement psycho-social, la réinsertion scolaire et socioprofessionnelle ou encore économique. Nous luttons farouchement contre les mutilations génitales féminines, » nous confie Mme Barry.

Ce qui les a réellement motivés à mettre un numéro au service des femmes

Suites à ces suivantes problématiques l’AGUIAS s’est dit qu’il fallait mettre en place un outil d’alerte précoce qui permet aux femmes et aux enfants de briser le silence dans la plus grande confidentialité. Les problématiques comme, une femme battue par son mari, ou sa belle-famille, qui a un ras le bol qui essaye de partir dans les institutions juridiques pour se plaindre, mais aussitôt renvoyée dans la famille par la justice qui dit que c’est la famille qui t’a donné en mariage, pourtant l’objectif de cette femme c’est de garder son ménage, mais finalement elle va se retrouver dehors car le mari dira puisque tu m’as trimbalé devant la justice je ne veux plus de toi. Les violences faites aux femmes telles que l’excision, et que ces femmes n’ont pas de moyens de recours ou ne sont pas informées comment il faut faire en pareil circonstance pour qu’elles puissent bénéficier d’une aide.

À travers ce même numéro vert « à Guéckedou trois exciseuses ont été condamnées à six ans de prisons chacune. Nous avons sauvé une fille qui s’est mariée à bas âge et qui ne pouvait plus tenir son foyer. Avec le concours de l’UNICEF, des ambassades de la France, de Grande Bretagne, de l’Australie qui est basée au Ghana et des États-Unis nous avons fait la promotion de ce numéro vert. Et même maintenant là où je vous parle nous sommes interpellés par des femmes violentés, » affirme Mme Barry Aissatou présidente de l’AGUIAS.

Mes dames, au cas où vous êtes sous pression, vous subissez des violences appelez le 116. C’est valable pour vous qui connaissez une fille ou encore une femme qui subit des violences, appelez ce 116, sauvez une vie.

Aminata Diallo