Promotion des droits humains et égalité des sexes : des chartes et un manuel de formation sur le journalisme sensible au genre en Guinée

Ce mercredi 29 mars à la maison de la presse de Guinée, l’AFJ-Guinée a procédé au lancement du projet et de l’atelier de concertation sur le journalisme sensible au genre. Une cérémonie qui a débuté par une conférence de presse présidée par  la présidente de l’association, du régisseur chef d’équipe du Programme d’Appui à la Société Civile PASOC, de la ministre de l’action sociale, de la promotion féminine et du ministre de la communication.

conferenciers

conferenciers

L’Association des Femmes Journalistes de Guinée AFJ-Guinée, à travers ce projet s’inscrit dans la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de lutte contre les violences basées sur le Genre.

Pour ce, elle entend utiliser l’information collectée, traitée, diffusée et publiée par les médias pour prévenir et lutter contre les violences basées sur le genre, les stéréotypes et la violence des droits humains en général.

Selon Afiwa Mata présidente de l’association, dans son allocution, 100 journalistes femmes et hommes vont être formés sur le concept de journalisme sensible au genre sur l’ensemble du territoire national.  Elle indique qu’un manuel de formation sur le journalisme sensible va être édité et mis à la disposition des médias et des structures de formation de journalistes.  En plus, une charte sur la protection de l’image de la femme dans les médias et une charte parité homme femme vont être adoptées et utilisées par les médias partenaires à ce projet, c’est ce qu’indique la présidente de l’AFJ-Guinée.

AFJ-Guinée

AFJ-Guinée

Cette association a des rêves qu’elle veut voir concrets, tels que « des journalistes qui travaillent sur les questions de genre, de l’égalité des sexes, de promotion des droits des femmes et des couches vulnérables. Des professionnels des médias traiter avec responsabilité et éthique les sujets sensibles, tabous et qui parfois fâchent mais qui méritent l’attention des médias. Les hommes et les femmes recevoir des médias des informations qui sauvent des vies, qui les poussent à prendre les meilleures décisions concernant la place de la femme et de l’homme dans le développement de la nation.  Et la promotion des droits humains, égalité des sexes, journalisme sensible au genre».

A entendre Afiwa Mata, les femmes constituent un peu plus de la moitié de la population guinéenne mais elles demeurent encore la couche la plus pauvre. Elles sont victimes des pires formes de discrimination, de violence.

« Dans les médias, les stéréotypes gagnent du terrain et de la force. L’image que véhiculent les médias des femmes en général ne reflète pas suffisamment ni sa place dans la société dont elle représente un peu plus de la moitié ; ni la diversité de ses responsabilités qu’elle assume aujourd’hui dans les domaines politiques, économiques, culturels et sociaux. Il s’avère également que malgré la bonne volonté des opérateurs médias dans ce domaine, des stéréotypes négatifs persistent encore dans le champ médiatique, » dixit Afiwa Mata.

participants à l'atélier

participants à l’atélier

La journée a été clôturée par la signature d’une déclaration d’adhésion des participants au projet et des recommandations des participants pour la réussite dudit projet.

Aminata Diallo