Vendre du poisson à Conakry : Un calvaire pour  les femmes

Très tôt le matin,  elles se réveillent pour aller à  la recherche du poisson. Les unes partent aux ports  pour se procurer du bon poisson afin de venir revendre en gros ou en détaille dans les différents marchés de la Guinée. Elles peuvent passer la nuit dans ces ports, de fois revenir bredouilles. Les autres partent au marché pour acheter le poisson afin de revenir faire de boulettes pour revendre dans le quartier ou ailleurs. Elles se réveillent à 5 heures pour ne pas rater le rendez vous des poissons. Ces femmes courent derrière cet aliment avec tous les risques tels, des bandits, des accidents, la pluie et autres.

poissonA Kenien dans la commune de Dixinn, des femmes viennent prendre le poisson pour sa meilleure qualité, disent-elles. Elles ajoutent néanmoins, qu’elles rencontrent d’énormes difficultés pour avoir ce poisson, qu’elles doivent revendre.

Madame Camara vendeuse de poissons au marché Lanseiboungni, nous a confié ceci, «  je quitte chez moi  à partir de 05h pour aller à  Kenien chercher du poisson, que je vais revendre ici. Le prix de  carton vari entre 300.000 francs et 250.000 francs guinéen. Quand nous prenons un carton de poisson à 250 mille  des fois, le prix  d’achat même ne sort pas. Mais comme c’est dans ça nous satisfaisons  nos besoins et payons les frais de scolarité pour nos enfants, on est obligé d’accepter,» a-t-elle expliqué.

Elle nous fait savoir qu’il ne faut pas considérer les quantités de  poissons qui sortent à la télévision. Nous souffrons ici pour nous en procurer, car la plus grande quantité est exportée, rajoute Mme Camara.

Pour Oumou qui vend des boulettes de poisson à l’école, le risque de sortir chez nous à 5h ou 4h est grand. Une fois des bandits m’ont attaqués sur la route du marché à 5h. Ils m’ont blessés et emportés mon portefeuille avec tout l’argent qui devrait me servir de prix du poisson. Ce jour je n’avais pas pu vendre mes boulettes. Narre-t-elle.

 Mabinty camara