Viol à Conakry : un homme disparaît après avoir violé deux fillettes qui regardent la télé chez lui

Daouda Bangoura (crédit photo visionguinee)
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Un homme d’une trentaine est accusé d’avoir abusé sexuellement deux filles de 9 ans, habitants dans la même concession, au quartier Hafia dans la commune de Dixinn à Conakry. Le mis en cause dans le viol de OD et de MS est marié et père d’un garçon de 1 an et demi, sa femme se trouve actuellement au village.

Selon nos confrères de visionguinee.info, Daouda Bangoura, l’accusé, a disparu dans la nature quand l’une des victimes a été contrainte de raconter à sa mère ce qu’elle a subi. Kadiatou Camara, mère de MS, se dit indignée par ces agressions sexuelles.

‘’Tous les enfants ont l’habitude de rentrer chez lui pour regarder la télé. Je ne pensais pas qu’il allait agir de la sorte. Lundi soir, j’ai entendu les filles dire que Daouda a demandé à ma fille d’enlever son caleçon. Cela a attiré mon attention. J’ai interrogé ma fille. Elle m’a raconté qu’il l’a déshabillée, s’est couché sur lui et que ça lui faisait mal. Je n’arrivais pas à y croire. Je l’ai conduite à l’hôpital où on a confirmé la rupture de l’hymen’’, indique cette mère de famille, inconsolable.

Daouda Bangoura (crédit photo visionguinee)
Daouda Bangoura (crédit photo visionguinee)

Sachant qu’il est grillé, Daouda réussit à quitter en catimini le quartier. ‘’Il a trompé la vigilance des gens et s’est enfui. Sa maison est fermée et nous ignorons jusque-là où il est parti’’, assure-t-elle.

A la demande de sa mère, MS a accepté de livrer sa version des faits à visionguinee.info. ‘’Quand je suis venue chez Daouda, il m’a demandé de m’asseoir sur ses genoux, j’ai obéis, ignorant ce qui allait advenir. Il m’a dit d’enlever ma petite culotte, j’ai refusé. Il s’est jeté sur moi, j’avais très mal. Il m’a intimée de ne rien dire à mes parents sinon je vais le regretter. Mais dès que je suis sortie, j’en ai parlé à ma sœur’’, se souvient la gamine, victime d’agression sexuelle.

OD, l’autre victime, s’est terrée derrière un silence absolu. Sa famille affirme qu’elle a fait l’objet de menaces de mort de la part de son bourreau. Un centre médical a confirmé la thèse de son viol.

À quand la fin des viols en Guinée, sachant qu’il ne peut se passer un mois sans qu’au moins un cas ne soit signalé ?

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