Violée par 6 jeunes dont 2 fils des autorités de Dinguiraye, une fillette de 13 ans se rétablit chez ses parents, ses bourreaux en liberté

LE VIOL

LE VIOL

Il y a plus d’un mois, des fils de certains hauts cadres chargés de la sécurité et de la protection de la population de Dinguiraye, ont usé de tout le pouvoir qu’ont leurs parents pour aller agresser une fille de moins de 15 ans, élève en 9 ème année.

Il s’agit d’une bande de 6 personnes dirigée par les fils de Mouloukou Souleymane Camara et de Mohamed Douty Oularé ‘’ELDIS’’, respectivement préfet de Dinguiraye et commissaire Principal de la Police dans cette même ville.

Après le viol sur la mineure relate aminata.com, tous ont été arrêtés et conduits à la Police Centrale de Dinguiraye, le préfet Mouloukou usant de toute son autorité et son pouvoir de Préfet en tant que représentant du Chef de l’Etat, et le Commissaire Principal ont pu substituer leurs enfants faire évader l’un pour Conakry, et le préfet refusant de répondre à la convocation.

Les nombreux citoyens contactés par nos confrères ont affirmé que : « Du fait que les fils des autorités de haut niveau faisaient partie des violeurs, l’affaire semblait passée sous silence dans cette cité. Donc, personne n’osait en parler ».

Refusant de répondre à la convocation de la Police, le Préfet et le Commissaire ont passé par d’autres personnes pour amadouer la famille de la victime afin de régler ce problème à l’amiable. Pendant que les 4 autres malheureux considérés comme des fils des sans voix étaient encore en prison.

Selon Hady Barry père de la victime  contacté au telephone par actu-elles.info, « le préfet et le commissaire ont envoyé des personnes rencontrer notre grande famille pour plaider. Et comme on l’a demandé de pardonner, à mon tour la famille m’a demandé de laisser cette affaire. Sinon, j’étais prêt à la poursuivre jusqu’au bout, mais maintenant, je ne sais pas quoi faire? Quant à ma fille, elle continue son traitement, elle souffre quand même. Elle a recommencé les cours depuis lundi dernier. Je n’ai aucun document médicale avec moi, en sortant de l’hopital ils nous ont juste dit de rentrer et nous ont donné quelques médicaments . Quand au juge, il ma dit hier (jeudi 3 novembre NDLR) que cette affaire n’est pas à pardoner. Moi je ne savais pas que c’est si grave que ca, qu’on ne doit pas pardonner cet acte,  mais j’ai été influencé par mes ainés », a-t-il dit.

À en croire à certaines structures qui interviennent dans le cadre des droits de l’homme, « nous avons constaté une certaine réticence du côté des parents de la victime qui apparemment ont peur ; sinon on avait commencé à mener des investigations juste après le viol. J’avais même dépêché deux jeunes pour suivre le dossier de très près, mais malheureusement, lorsqu’ils ont franchis certaines étapes, ils ont été vite bloqués, on a tout fait mais impossible pour le moment ».

Un autre acteur citoyen de renchérir : « Lorsqu’on a commencé à mener nos enquêtes, ils nous ont dit qu’on n’a pas un protocole d’accord signé ni avec l’hôpital ni avec la police. Donc, on ne pourrait pas obtenir d’informations sur des dossiers de ce genre ».

Un familier des parents de la victime dit : « au vu de la fille à l’hôpital préfectoral, et compte tenue de la façon de la déchirure, les docteurs l’ont conduit aussitôt au bloc ».

Aux dernières nouvelles, pour taire encore cette affaire, les 4 autres violeurs ont été libérés. Laissant la pauvre petite fille sortie de l’hôpital couchée chez ses parents.

Il est donc temps que les ONG de la protection de l’enfant et de la femme se lèvent, pour non seulement aider cette jeune fille à recouvrer sa santé, mais aussi et surtout punir les coupables et pourquoi pas poursuivre les autorités qui se croient au-dessus de la Loi.

Il faut ajouter que toutes nos tentatives (aminata.com et actu-elles.info) pour joindre les deux autorités dénoncées ont été vaines.

Pilimini