Violences faites aux jeunes filles : une réalité qui laisse des traces

Célébration ce mercredi 11 octobre de la journée internationale de la jeune fille à Conakry. Objectif, dénoncer les violences faites aux jeunes adolescentes. L’initiative est de Plan International Guinée en collaboration avec le gouvernement. À  cet effet, plusieurs violations de droits des jeunes filles ont été fustigées. C’est la première dame de la république qui a présidée l’événement en annonçant son soutien  pour lutter contre l’injustice.    

Journée de la jeune fille

Journée de la jeune fille

Cette journée n’est pas une fête mais une interrogation que l’humanité doit se poser : Comment protéger la jeune fille des violences ? L’événement s’est tenu à la Bluezone de Kaloum.

Dans la salle,  des centaines de filles étaient présentes et chantaient des chansons qui dénoncent les violences faites aux jeunes filles. De petites filles de moins de treize ans étaient là présentes et s’adressaient aux invités sur les questions qui handicapent leurs évolutions. Agée de treize ans, Hadja Aminata BARRY expriment ses inquiétudes sans crainte: « je suis très contente de cette fête, c’est pour nous une occasion de dire aux parents de cesser de donner leurs enfants en mariage avant l’âge. Ce que je propose c’est leur formation».

Déjà à cet âge, cette fille est consciente de la gravité de ce phénomène en forte expension. Le mariage précoce, l’exploitation de jeunes filles, la non-scolarisation et surtout l’excision ont été notamment des points dénoncés. Mariame SYLLA ministre de l’action sociale et de la promotion féminine et de l’enfance, touchée par ces cris de cœur des petites leur a promis un soutien sans faille et leur a signifié ceci : « il faut  susciter le pouvoir qui est en vous».

Même si son discours satisfait ces jeunes, cependant certaines souhaitent voir  la théorie se concrétiser comme le témoigne Aissatou FOFANA : « Dédier une journée uniquement pour nous les jeunes filles, est un honneur et cela a un atout pour nous. Mais en une journée, vous ne pouvez mettre fin à ces exploitations auxquelles nous sommes exposées. Les célébrations c’est bien beau, mais tous ce que nous voulons ce sont les actes concrets. » Ces pleurs ont marquées la première dame jusqu’au point qu’elle annonce être engagée à faire front contre les acteurs des ces violences faites aux jeunes filles.

Les jeunes filles souhaitent bénéficier des privilèges disent-elles comme les garçons, parce qu’elles affirment être en mesure de gérer et de gouverner.

Le Directeur de Plan International de Guinée AMAVI AKPAGBO a saisi l’occasion pour donner un rapport annuel mondial des jeunes filles au ministère de l’Action Sociale qui stipule que  l’heure est grave et qu’ il est temps d’agir vite pour protéger ces filles.

M Yacine DIALLO

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