Artisanat: à Kankan, des femmes potières travaillent dans le calvaire!

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À Kankan, elles sont nombreuses ces femmes dont la principale activité, est la fabrication des poteries. Cette activité artisanale est un vieux métier de la localité. Cependant, ces femmes rencontrent d’énormes difficultés dans cette pratique, certaines ont été rencontrées par le correspondant de Actu-elles.info basé à Kankan, dans la journée de ce vendredi 19 mars 2021.

Dans la commune urbaine de Nabaya, plusieurs femmes s’adonnent à la fabrication des poteries. On les rencontre au grand marché où elles étalent leurs œuvres pour le bonheur des clients. Mais, elles sont confrontées à plusieurs difficultés. 

Aminata Cissé, âgée d’une trentaine d’années, relate les difficultés qu’elles surmontent dans cette activité génératrice de revenu.« J’ai commencé ce métier lorsque j’avais 7 ans, avant ma mère pouvait dépenser 30 à 40 milles francs guinéens pour les bois morts pour faire la poterie. Mais, de nos jours on dépense plus de 1.000.000 fg en plus nous rencontrons des difficultés. Depuis que j’ai commencé ce métier, nous n’avons eu aucune aide de la part des autorités. Actuellement, nous prenons la boue au quartier Energie, avant on prenait les camions de 40 à  50 milles francs guinéens, mais actuellement certains chauffeurs nous retirent 600.000 fg et d’autres 900.000 fg. Ce qui est dommage, pendant l’hivernage les chauffeurs n’acceptent même pas d’y aller.» Regrette-t-elle.

Même son de cloche pour Saran Kanté, âgée d’une vingtaine d’années. « J’ai commencé ce métier lorsque j’avais 7 ans et aujourd’hui j’ai mes 24 ans. Dans cette activité nous rencontrons d’énormes problèmes pour avoir des bois morts et de la boue. Parce que si tu veux faire  la poterie, il faut des bois morts et pour avoir ces bois morts c’est un calvaire pour nous. Si non avec les clients tout se passe très bien, parce que le travail que tu mènes c’est dans le même travail il faut faire des sacrifices, donc on vent les poteries en fonctions de la somme envoyée par les clients.» Confie-t-elle.

Plus loin, elle fait savoir qu’elle a suivi une formation professionnelle dans la poterie, initiée par la première Dame Djènè Kaba Condé. « La première Dame Hadja Djène Kaba, nous a envoyé en Turquie pour la formation de trois mois et je suis venue avec mon diplôme. Mais depuis que je suis venue de Turquie je n’ai jamais eu de soutien.» 

Pour terminer, Saran Kanté et Aminata Cissé lancent un appel à l’endroit des autorités afin de leur venir en aide, en leur dotant de moyens matériels. 

Moussa Konaté pour Actu-elles.info

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